Bateau Basque Amatto

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--------------------« AMATTO »---------------------
Caractéristique et Historique avec commentaire  
Navire Basque construit de plusieurs essences de bois dans le chantier MICHELENA à  FONTARABIE (ESPAGNE) en 1967, l'ossature de la charpente  qui comprend l'étrave ,le marsouin,la quille ,l'étambot,les serres de bauquières,les varangues avec les membrures de la proue et poupe façonnées par sciage sont en chêne ,le restant des membrures étuvées sont en acacia ,les préceintes et les serres  avec les bancs sont en iroko,les bordés en pitchpin sont posés à franc-bord rivetés avec des pointes en cuivre et calfaté avec une couture bourrée d'un cordon de coton torsadé,puis jointé au mastic à l'huile de lin mélangé avec de la peinture ou de la sous-marine selon la partie à exécuter ,les lisses de pavois sont en pin traité autoclave, les gaillards  de proue et de poupe ainsi que la console de navigation avec le capot moteur et les panneaux de pont sont en contre plaqué okoumé marine.
 
-Sa morphologie galbée est dessinée de courbe qui valorise sa silhouette  avec une proue affûtée et peu voutée,une coque non ventrue (qui pose un problème pour l'échouage ou le halage béquilles obligatoire,le bateau a un degré d'inclinaison trop importante et ne se relève pas lui même de sa gite à la marée montante) et d'une poupe aux formes arrondies.
 
-Ces mensurations sans complexe sont définies par une longueur de 7,30 m, et d'une largeur de 1,80 m, en œuvre vive un tirant d’eau de 0,80 m et en œuvre morte une hauteur de proue de 1,15 m et de poupe de 0,87m dans la courbe de ces deux points la hauteur la plus basse est de 0,60 m ,son poids à vide est de 2,300 tonnes avec une jauge brut de 2,43 tonneaux .
 
-La propulsion est dotée d’un moteur VOLVO PENTA diesel in-bord, d’une puissance de 23 chevaux, la vélocité de la mécanique n'est pas une priorité,mais le couple et l'endurance sont plus sollicités,l'effervescence que procure la vitesse se retrouve différemment à son bord avec des vertus qui modifie le temps et dissous les nœuds pour augmenter le plaisir des activités nautiques.
 
-Ce bateau de son nom de baptême"MELCHOR"a été réalisé pour Mr SORONDO Manuel FONTARABICIEN (patron du bolincheur canneur <<MARINELA>> basé au port d'HENDAYE navigant  pour les armateurs dit" l'INDIEN" et Mr GARAT Jean-Batiste).
 Il a été importé en FRANCE le 20 janvier 1972 lors de la possession de Mr ALSUGUREN François le matelot de Mr SORONDO et la renommé « MAIDER » le prénom de sa première petite fille, les Affaires Maritimes lui ont attribués son numéro d'immatriculation Française "BA 412 600".
 Il a également appartenu par la suite à Mr BARQUEZ Raymond, puis à Mr DUNOYER  Gérard. Il coula dans l’appartenance de ce dernier le vendredi 16 mai 2008 au port de  plaisance <<LARRALDENIA>> à CIBOURE.
 Suite à ce sinistre, avec le soutient de Mr LAVILLARD Dominique mon beau-père,je suis devenu propriétaire de ce bateau et je l'ai renommé "AMATTO "la prononciation phonétique "amatio"qui veux dire "maman"en Basque,une petite attention bien mérite à ma mère .
 Après une sérieuse restauration,une âme a été remis à flot au port de SOCOA le  
 vendredi 13 février 2009,puis en 2011 le navire a eu une deuxième phase de restauration et une console de navigation. 
 
-Son plus grand déplacement a été jusqu'à BILBAO (ESPAGNE) en passant sous l'arche de l'ermitage San Juan de Gaztelugatxe avec le fils de Mr DUNOYER, Alexandre et deux de ses amis,ce voyage a permis de réaliser le livre "Ondatra eta Resala (sable et embruns)".
 
-Son lieu de résidence se trouve sur la "NIVELLE"la rivière qui réunie la ville de CIBOURE et de SAINT JEAN de LUZ en compagnie de ses derniers frères de bois "espèces a protéger"qui sont dans l'ombre médiatique de leurs grands frères "PATXIKU et AIROSA".C'est dans cette même face caché que se déroule dans un grand désespoir la destruction de navire ordonné par leur armateur qui baisse les bras devant la difficulté de maintenance de leur compagnon de navigation dont l'état physique c'est dégradé au fils du temps jusqu'à atteindre un point de non retour.
Pour éviter cette mise à mort et faciliter nos travaux,les besoins seraient un emplacement pour établir un chantier d'entretient et de restauration,des moyens techniques pour mettre nos bateaux hors de l'eau,apporter la maitrise du geste parfait à des mains autodidactes pour façonner le bois de manière à faire vivre et conserver ces bateaux qui sont chargés du savoir faire ancestral dans une époque moderne ou la noblesse du bois est convertie et résignée à des embarcations de plastique,fer,aluminium,pneumatique ou d'autres matériaux nouvelle génération dont l'entretient est bien plus facile,mais sans le charme du puriste qui pratique l'ouvrage unique d'ou se dégage l'originalité du travail bien fait.
 
Mon intéressement a l'histoire maritime local a débuté à mon adolescence en 1975 dans le port de CIBOURE / SAINT JEAN de LUZ rempli de bateaux en bois qui pour certains avaient fait plusieurs fois la campagne de pêche à DAKAR (SENEGAL),des vaisseaux nobles avec chacun leurs charmes et caractéristiques que l'on pouvait les reconnaitre au large à l'oeil nu par leur silhouette unique, ils ont disparues les uns après les autres pour certains avec des plans financiers au profit d 'armateurs  peut scrupuleux pour monter une nouvelle flottille de la honte les"pélagiques"!!!! Mais ceci est un autre débat qui ne préoccupe pas beaucoup les gens compétent pour défendre l'avenir des océans, ils préfèrent démontrer la nuisance de la plaisance pour laisser agir l'horreur en toute sérénité. Tous les honneurs sont pour "AIROSA"le bolincheur  canneur,le dernier survivant de cette époque encore à ce jour en activité grâce à la génération de pêcheur Cibourienne de la famille MARTINEZ,il pratique la pêche traditionnelle dans les règles de l'art et le respect du poisson,longue vie à l'artisan de la mer !
 
"AIROSA et PATXIKU"les deux monuments historiques doivent défendre tout comme nos petites unités la mémoire des techniques de construction naval aux belles méthodes archaïques qui ont permis de découvrir les lointains continents dont nous sommes si proche avec la nouvelle technologie de communication.
La transmission et la conservation du passé a une importance évidente pour le Charpentier et Basque que je suis! Nous devons servir de relais pour les générations futur dans le but de leurs donner la chance de voir évoluer ces derniers vestiges dans leurs éléments de prédilection,plutôt que de les admirer dans un musée figé sur un berceau ou dans une exposition ridicule de décoration florale ou bien même en devanture de restaurant.
 
Nos valeureux efforts pour leurs survies sont récompensés par le plaisir d'émerveiller les yeux des touristes comme ceux des autochtones que l'on croisent lors de nos sorties ou autres manifestations et qu'ils s'empressent pour certains de prendre des photos pour immortaliser cette  instant comme sur des cartes postales  au doux parfum nostalgique en souvenir de leurs séjours de vacances ou de  passages  dans notre belle cote basque avec son histoire et sa culture maritime.
Mais notre bonheur suprême est de partager avec nos convives l'émotion de naviguer sur ces simples bateaux du patrimoine marin,réalisé par l'admirable talent des maîtres charpentiers de marine .
 
C'est avec l'assemblage de ces bouts de bois navigants que se nourrit EGURREZKOA pour faire vivre le passé dans le présent et construire un avenir si proche.
Nous n'avons pas le droit d'oublier,le devoir de mémoire nous appartient !!!
             
                     AUPA EGURREZKOA eta LASTER ARTE LAGUNAK
                    
                                                                           SUZANNE Jacques
 
 
PS: Je suis désolé de mon orthographe et ma conjugaison si pauvre ,la cause est due à la taille ridicule du tableau à peine perceptible du fond de la classe et une voix inaudible de l'enseignant et sans oublier la distraction que procure la danse des flammes du chauffage au fioul ,à chacun son époque,à chacun ses excuses…..